/// Laboratoires

LABO 2 : Macbeth de William Shakespeare


avec Selma Alaoui, Julien Jaillot, Florence Minder, Sophie Sénécaut, Baptiste Sornin

Le Labo

Sur ce site vous trouverez le résultat de notre travail effectué à chaque fois pendant cinq jours.
Il y sera question des auteurs abordés mais aussi de nos réflexions sur la création aujourd’hui.

Avec ces Labos, je ne cherche pas un théâtre sans metteur en scène, au contraire. Je cherche à le décharger de certaines questions qui n’intéressent que moi. Comprendre un peu mieux comment je peux travailler sans attendre, passivement, les conseils du metteur en scène. Je cherche à briser le code : metteur en scène seul et acteurs en attente en me rappelant que l’objectif, c’est le théâtre.

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22/03/10 - Macbeth

Première lecture à la table.
On s’est rendu compte que le meurtre dans Macbeth arrive très vite. C’est l’histoire autour du meurtre qui est plus importante, son impact et ses conséquences.
C’est le récit d’un crime jusqu’à sa perte exposé par couche, un peu comme dans « Crime et Châtiment » de Dostoïevski.
J’ai amené quelques documents sur les conditions de représentation du théâtre à l’époque de Shakespeare. Cela me permet de comprendre un peu mieux l’écriture de Shakespeare. Ses récits ont été écrits pour et par des acteurs. Parfois il s’agissait d’improvisations des acteurs retranscrites par Shakespeare pendant le spectacle, ou bien de mémoire après la représentation.

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Nous avons également regardé des vidéos tournées au Théâtre du Globe à Londres. Célèbre pour avoir abrité de nombreuses représentations des pièces de Shakespeare, on y donne encore des représentations dans l’esprit de l’époque. Ces vidéos permettent de comprendre beaucoup de choses : le premier rang est debout (comme dans les concerts aujourd’hui), le comédien joue en permanence avec le spectateur, les représentations se passent le jour, tout le monde se voit, pas de noir possible… C’est un théâtre avec peu de moyens scéniques qui en appelle à l’indulgence et à l’imagination des spectateurs. Ainsi, la fonction de l’acteur et aussi celle d’un conteur qui prend en charge la narration.
En regardant ces documents il ne s’agit pas de chercher à refaire un théâtre de l’époque mais cela permet de comprendre l’écriture et de briser les nombreux clichés que nous avions en tête…

Le Labo

Nous avons discuté de quelque chose dont j’ai déjà parlé : la dramaturgie de l’acteur. L'idée de départ de ces labos est le désir de travailler des matières théâtrales en se basant du point de vue de l'acteur. J’ai l’impression qu'il existe deux dramaturgies au théâtre : celle du metteur en scène - qui regarde - et celle du comédien - qui joue -. Le problème avec cette idée c’est qu’elle peut supposer que l’acteur est banni du sens et que le metteur en scène en est le seul responsable. C’est que je m’explique mal. L’acteur et le metteur en scène travaillent ensemble sur un projet mais ils n’utilisent pas les mêmes moyens.
Je cherche à me consacrer plus à ce qui se passe sur le plateau plutôt qu’aux signes que je renvoie.

23/03 - Macbeth.

Visionnage du Macbeth adapté au cinéma par Orson Welles. Les longs monologues sont en voix off : on voit les personnages en gros plan qui pensent mais le texte est dit en off, ce qui permet d’éviter toute emphase, toute grandiloquence aux acteurs. Les mots et les sentiments sont distincts.
Macbeth devient de plus en plus alcoolique au fur et à mesure de l’intrigue, on voit un personnage qui s’autodétruit petit à petit… c’est même lui qui convoque les sorcières pour la deuxième fois (contrairement à la pièce où elles reviennent d’elle-même).

Le labo

Nous avons écouté un reportage sur l’équipe de Tg Stan. La compagnie néerlandaise Tg STAN fut fondée par quatre acteurs diplômés du Conservatoire d'Anvers en 1989. Ils voulaient se placer eux-mêmes – en tant qu'acteurs, avec leurs capacités et leurs échecs (avoués) – au centre de la démarche qu'ils ambitionnaient : la destruction de l'illusion théâtrale, le jeu dépouillé, la mise en évidence des divergences éventuelles dans le jeu, et l'engagement rigoureux vis-à-vis du personnage et de ce qu'il a à raconter.

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Leur méthode de travail part du désir de l’acteur dès le choix du texte. Les questions les plus importantes semblent être : pourquoi je veux jouer ce texte ? pourquoi maintenant ? pourquoi avec cette compagnie ?
Une fois le texte choisit, ils font un long travail d’analyse dramaturgique de la pièce. Cela va d’une recherche autour de l’œuvre à la traduction personnelle de la pièce. Tout ceci permet de maitriser au maximum l’œuvre et de la faire sienne. Leur travail à la table dur généralement jusqu’aux derniers jours avant la représentation. C’est à la première devant le public qu’ils montent réellement sur le plateau.
Sophie a travaillé avec eux il y a quelques années et son expérience semble l’avoir beaucoup marqué. Elle nous explique que le plus important est de trouver collectivement les objectifs à l’intérieur des scènes, de bien comprendre de quoi il s’agit et de se mettre d’accord sur l’histoire que l’on raconte. Avec tout ça en tête, cela leur permet d’être très libre avec la notion du personnage.

24/03 - Macbeth.

Nous avons regardé un reportage sur Macbeth de la BBC qui date de 1997. Les spécialistes de Stratford de Shakespeare analysent la pièce. Ils insistent particulièrement sur le fait que Macbeth et Lady Macbeth sont un couple complémentaire pour oser le meurtre : l’un motive, l’autre tue. L’un sans l’autre n’est pas possible. Mais une fois le meurtre commis, Macbeth est seul et transformé.

Le meurtre de Macbeth.

Il définit l’homme Macbeth. Avant de le faire, il a peur. Mais il tue pour se confirmer à ses propres yeux : il y a le Macbeth qui a peur et le Macbeth qui a tué. L’acte lui a permis de définir son identité mais il comprend aussi que la mort ne change rien et que chaque choix est illusoire…

Au fur et à mesure de la pièce, Macbeth est de plus en plus conscient de son acte et partage son sentiment avec le public, ce qui le rend plus sympathique. Il y a une réelle empathie troublante avec le personnage : on ne peut pas se réfugier dans le fait que c’est un fou ou une machine de guerre…

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Le personnage de Banquo représenterait la conscience de Macbeth… Il est cependant important de voir que dans la pièce Banquo est très inquiet de son propre sort et des avantages qu’il pourrait en tirer.
Les pièces de Shakespeare tentent de révolutionner un genre théâtral déjà existant. Quand il arrive à Londres, l’activité théâtrale est en pleine effervescence. C’est la fin des « Moralités » (pièce farcesque prônant une vie pieuse etc…), et le début de la révolution de l’écriture : mélange d’un théâtre académique (à dimension philosophique) et d’un théâtre paillard qui propose des divertissements populaire de qualité.
Tout ça pour dire qu’il n’y a pas toujours de volonté morale dans le théâtre de Shakespeare, mais une volonté de questionner ses contemporains sans les juger. Le Labo.

Longue discussion autour de l’actualité de la pièce. Nous avons lu des extraits d’analyse des traumatismes des vétérans de la guerre et écoutés des témoignages de meurtriers.
Comment faire pour que des éléments du texte (les sorcières, la dimension datée des événements historiques, l’imaginaire très connotés de la pièce) deviennent pertinents pour le spectateur ? Pour que tout ce qu’on lui raconte le concerne réellement, le fasse rêver encore, lui rappelle ce qu’il est ?

25/03 - Macbeth.

Projection de Richard III joué et réalisé par Lawrence Olivier. Le film commence par une exposition détaillée des événements historiques qui replace l’histoire dans son contexte. Cela permet à tout le monde de comprendre les allusions historiques. Olivier se permet ainsi une complicité directe avec le public : on comprend tout de suite de quoi il parle.
Son jeu, ses adresses publiques, lui permettent de devenir le personnage principal ET le narrateur de l’histoire. Notion de conteur. La narration est intégrée dans le jeu et devient ainsi un moteur pour l’acteur.

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Le Labo.

Nouveau reportage sur Tg Stan. Chercher à prendre possession du projet et pas d’un rôle. Aller du général au particulier. Chercher la collaboration avec toute l’équipe. Nous soulignons également le fait que cette compagnie existe depuis 20 ans, ce qui facilite une certaine complicité et efficacité.

26/03 - Macbeth.

Une intuition pour le jeu : les personnages disent ce qu’ils pensent. Il n’y a pas de préméditation ni de malice. Il peut y avoir du mensonge bien sûr, mais il n’est pas question de calcul ou de « messages cachés » dans les mots. Cela permet d’éviter un jeu naturaliste et psychologique. Les personnages de Shakespeare sont très premiers degrés : les secrets sont révélés sur scène et pas hors du plateau ou dans des scènes qui n’ont pas lieu sous nos yeux

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Le spectateur est toujours en avance sur les personnages. Le public prend plaisir à voir comment les choses vont se faire. Shakespeare montre la machine de l’engrenage, le spectateur regarde la tentation donc il n’est pas besoin de la jouer. C’est une vraie tragédie : on voit des personnages condamnés par leur destin dès lors qu’il décide de tuer le Roi Duncan. Macbeth doit tuer après le meurtre du Roi pour rester maître de son destin. Il n’y a pas de plaisir ou de machiavélisme. Il se débrouille avec la situation. Ainsi on peut comprendre qu’à la fin de la pièce, ils n’ont joui de rien et n’ont fait que posséder du vide… Le Labo.

Dernier jour de travail. Cinq jours, c’est court… et c’est nécessaire. Le fait d’avoir si peu de temps permet de rendre la période intense. Ces ateliers de travail sont très importants car ils permettent de réinterroger nos idées reçues, nos principes de travail, notre conception du théâtre. C’est l’occasion de se repositionner, de se poser des questions, de voir nos contradictions… J’en ressors encore une fois avec une envie forte de travailler et des questions d’acteur résolus.

Prochain rendez-vous du 26 au 30 avril avec La Résistible ascension d’Arturo Ui de Bertolt Brecht.

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Commentaires des participants

Selma Alaoui

Après des études de Lettres à l’Université Charles de Gaulle Lille III, Selma Alaoui est formée au jeu et à la mise en scène à l’INSAS à Bruxelles. Elle a travaillé comme actrice avec Nicolas Luçon et Anne-Cécile Vandalem. Anticlimax est son premier spectacle, il a reçu le Prix de la critique de la Meilleure découverte théâtrale 2008 et le Prix Emulation 2008. Elle prépare un nouveau spectacle, I would prefer not to. En tant qu’actrice, on la verra bientôt dans Projet Lulu mis en scène par Vincent Sornaga et Ivanov de Tchekhov mis en scène par Armel Roussel.


«Pour moi, cette semaine de travail a été précieuse et d’une singularité rare : 25h de discussions sur Shakespeare, sur nos désirs de théâtre, notre rapport au plateau et aux spectateurs, sur le métier d’acteur. Parmi nos questions, accords et désaccords, je note dans mon petit carnet rouge et dans ma tête : Peut on jouer Macbeth sans porter une couronne dorée et rouler des yeux (et les « r ») drapé d’une peau de bête ? Peut-on jouer Lady Macbeth sans être échevelée, se tordre les mains et cultiver un air sombre ? Oui, mais COMMENT ? Est-ce qu’on peut jouer Macbeth en intervertissant les rôles au cours de la représentation ? Est-ce qu’un acteur peut s’affranchir du fait qu’il est un « signe » de la partition scénique? Qui est qui au théâtre ? Qui s’occupe du processus ? de la finalité ? Pourquoi s’endort-on quand on travaille à la table ? Quand commence le théâtre ? Pourquoi a-t-on éteint la lumière au théâtre ? Pourquoi je rêve quand je pense qu’au Théâtre du Globe c’était le bordel et je râle quand un téléphone sonne dans la salle pendant la représentation ? C’est quoi préparer la représentation comme « une rencontre » ? C’est quoi la dépendance des acteurs au public ? Quand la salle est-elle plus forte que la scène ? Est-ce qu’un meurtrier est grotesque ? C’est quoi tuer quelqu’un ? c’est quoi avoir envie de tuer quelqu’un ? C’est quoi planifier un meurtre ? Est-ce qu’on peut tuer par ennui ? C’est quoi la culpabilité ? l’ambition ? la conscience du danger et des limites ? C’est quoi avoir conscience que l’on court à sa perte (et y courir d’autant plus) ? C’est quoi le suspense ? Comment Shakespeare gère-t-il le plaisir des spectateurs à avoir une longueur d’avance sur les personnages ? Est-ce que jouer Macbeth en faisant le con c’est capter la malice de Shakespeare ou esquiver la difficulté de jouer le tragique ? … Pas de réponses arrêtées, que des esquisses, mais je n’avais jamais vécu ce partage-là, sur ce mode-là (et ça revigore). Et j’ai bien vu dans nos petits yeux qu’on avait envie de jouer Macbeth ou Lady Macbeth ou bien Malcolm, Macduff pourquoi pas , voire le Duncan avant qu’il ne se fasse trucider, le portier c’est sûr et un meurtrier ah oui, je me vois bien faire le meurtrier tiens.»

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Julien Jaillot

Julien Jaillot est comédien et metteur en scène, sorti de l’INSAS en 2002, il fonde avec Nicolas Luçon et Denis Laujol la compagnie Ad Hominem. Il met en scène une création : Poésophia : Dieu est chauve, homosexuel et il joue de la guitare sèche, et assiste ses partenaires sur leurs spectacles respectifs (Blanche Neige ; Mars). Parallèlement, il collabore en tant qu’assistant et/ou acteur depuis 2003 avec Armel Roussel Il est acteur chez Sofie Kokaj et chez Edith Bertholet.

«Shakespeare est une matière que l’on croit connaître et que l’on fantasme toujours, et il en va de même pour nous, acteurs, dans notre rapport au théâtre.
Quand Baptiste est arrivé  en parlant de « dramaturgie de l’acteur », et de trouver ce qu’il y a « objectivement » écrit dans Macbeth, j’étais dubitatif ; et je le suis toujours. Même si je comprends son désir de séparer, pour pouvoir penser l’acteur « à son endroit ».
Cette confrontation de nos certitudes a été, pour moi, tout l’intérêt de ce laboratoire ; nous n’envisageons pas le plateau, le code, la façon de rapprocher ce texte de nous-mêmes de la même façon ; c’est pour moi à la fois la limite et la richesse du labo, car sans finalité il ne sert à rien de se mettre forcement d’accord et on peut explorer plus profondément, et ensemble, les « subjectivités » de chacun.
Nous n’avons pas résolu Macbeth, nous n’avons pas réussi à aller jusqu’au plateau, mais nous avons soulevé pas mal de questions et peut-être aperçu des embryons de réponses.
Ça fait toujours du bien de verbaliser et de remettre à plat sa façon d’appréhender son métier, son désir et sa responsabilité, en tant qu’acteur, à l’intérieur d’un projet. Merci à mes quatre collègues laborantins. »

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Florence Minder

De nationalité Suisse, issue de l'Insas, Florence Minder a travaillé notamment avec Armel Roussel, Philippe Sireuil, Sofie Kokaj, Denis Laujol,et Michel Dezoteux. Adepte des pratiques Viewpoint et Suzuki (SiTi Company) et de l'exigence artistique de Cristina Moura, elle désire développer ses propres projets et jouer dans des langues étrangères. Elle collabore actuellement avec Mariedl sur "Anticlimax", et Pierre Megos sur le projet "XII Works" qui sera présenté dans le cadre du Festival Emulation 2010.

«"Les Arts de la table" : Carthago featuring Macbeth

Bon...les artistes ne se sentent pas toujours dans leur assiette:
Ceux-ci fatigués de servir la soupe à ceux-là,
Ceux-là fatigués des grimaces de ladite même soupe des premiers,
bref.....Fatigue générale....
Alors on cherche de nouvelles recettes,
On remet le couvert,
On partage les idées "maison"

Bien agréable d'être reçu chez ce bon vieux Shakespeare
qui nous sert toujours des personnages bien relevés
sur des intrigues joliment dressées
(par contre, faudra bien finir par remplacer les vieilles dagues par des couteaux, non ?)
Bah.....
ça aide à digérer de s'avouer qu'on a tous un peu peur
de boire la tasse,
de faire un four
ou de finir prématurément sur les étagères

Allez, je lance un Sort pour conjurer le mauvais:

Quand le coquetier aura chanté trois fois,
Quand la Grand Place sera au bois de la Cambre,

Baptiste sera Thane de Vassiliev,
Selma Lady des Arts,
Julien Sir des forêts
Sophie STAN de Cawdor
Florence Bouffonne d'Angleterre»

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Sophie Sénécaut

Formée à l'Insas, Sophie Sénécaut travaille depuis plusieurs années avec la compagnie Utopia 2 d'Armel Roussel et le collectif bruxellois T.O.C. Il y a aussi des collaborations plus récentes avec Sophie Kokaj et Denis Laujol.

«Le "travail de table", les adaptations cinématographiques, actualiser macbeth ? ( un macbeth de moins), la construction de la pièce son mouvement sa rapidité. On n’a pas eu le temps d'écouter l'extrait d'un Hamlet de moins de Carmelo Bene. Je le mentionne parce qu'on en a beaucoup parlé : de la construction de la pièce sa fulgurance, son efficacité, son rapport au temps très particulier, son genre "un drame de la tentation" etc... A partir du moment où on a regardé les adaptations cinématographiques s'est posée la question "d'actualisation". Nécessaire ? "actualisation" ou "adaptation". Est ce qu'on monte une nouvelle version de Macbeth ou "un Macbeth de moins". Beaucoup de plaisir à lire la pièce "à la table" comme on dit. On aurait bien fait l'expérience d'étirer au maximum cette étape sur laquelle on ne s'attarde pas peut être pas assez. »

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