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LABO 3 : La Résistible Ascension d’Arturo Ui de Bertolt Brecht


avec Caroline Berliner, Vincent Hennebicq, Baptiste Sornin et Anton Tarradellas

Le Labo

Sur ce site vous trouverez le résultat de notre travail effectué à chaque fois pendant cinq jours.
Il y sera question des auteurs abordés mais aussi de nos réflexions sur la création aujourd’hui.

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26/04

Lors de mes précédents Labos, j’ai cherché à décharger l’acteur du sens au moment où il joue. Il me semblait que l’acteur pouvait trouver une force et un confort en ne s’occupant que de ce qui se passait sur le plateau et en essayant d’oublier ce qu’il renvoyait aux spectateurs.
Cette idée de l’acteur n’est pas possible avec Brecht. L’acteur doit agir sur scène avec la conscience des signes qu’il renvoie. Il doit être investit du projet dramaturgique et jouer en prenant conscience de la conséquence des actes de son personnage.
Brecht veut renoncer à l’identification du personnage (méthode du théâtre classique) afin de donner une nouvelle liberté aux spectateurs. La catharsis est synonyme d’enfermement, voire de manipulation.
Brecht s’intéresse au contexte : on doit donner la possibilité au spectateur d’analyser ce qu’on lui propose, il doit comprendre les conditions qui poussent à l’action.
Tout cela est un peu compliqué et nous nous prenons à discuter de tout cela pour essayer de comprendre réellement de quoi il s’agit.
C’est quoi le théâtre brechtien aujourd’hui ? C’est quoi la distanciation ?
S’il s’agit de tenter de changer la société avec le théâtre, beaucoup de spectacles peuvent se réclamer d’être des héritiers de Brecht (sans pour autant le réussir). S’il s’agit de jouer en prenant conscience du spectateur et en lui adressant la parole directement et en complicité, on pourrait penser à la pratique du théâtre Flamand (tel Tg Stan) ou à beaucoup d’autres spectacles qui ont brisé ce quatrième mur et qui s’adressent au public comme à un complice. S’il s’agit d’être didactique, le théâtre peut l’être bien souvent, même si les méthodes sont très différentes de Brecht… etc…. Bref, on ne comprend pas bien de quoi il est question…

 

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27/04

En regardant un reportage sur la vie de Brecht, nous apprenons qu’il est l’auteur le plus joué au monde après Shakespeare.
Le contexte politico-social de Brecht au moment d’écrire est évidemment très chargé. En 1918, à vingt ans, il est mobilisé à la fin de la Première Guerre mondiale comme infirmier. L'horreur de la guerre aura une grosse influence sur lui. L'arrivée au pouvoir des nazis les force à quitter l'Allemagne en février 1933, après que leur domicile ait été perquisitionné. L'œuvre de Brecht est interdite et brûlée lors de l'autodafé du 10 mai de cette même année. Il parcourt alors l'Europe. En 1935, le régime nazi le déchoit de sa nationalité allemande et c’est durant cette période qu’il écrira une grande partie de son œuvre.
Cette volonté toujours plus radicale de donner un sens au théâtre, ce souci de la responsabilité des artistes envers les spectateurs, tout vient de là.
Je me dis même que cette volonté d’éviter l’émotion chez le spectateur au profit de son intelligence est née avec cette peur du contrôle de l’émotion sous le régime nazi. Défilés, musiques, écrits, films, chansons, charismes des hommes politiques produisent une force émotionnelle de masse au service du pouvoir.
Conscient de la dérive de son pays et de l’Europe toute entière, son art est un combat.

Est-ce qu’aujourd’hui on peut trouver quelque chose de comparable ? Brecht est-il adapté à notre société contemporaine ? La mise en place du pouvoir d’Hitler remit en question dans Arturo Ui est-elle proche de nos régimes contemporains ?
Brecht ne fait pas de sa fable une histoire universelle (la soif de pouvoir de l’Homme) mais individuelle (il s’agit de dénoncer en 1941 un homme au pouvoir : Hitler).
Bref, que faire d’une pièce inscrite de manière si évidente dans une époque ? Bref, c’est quoi le théâtre politique aujourd’hui ?

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28/04

Nous regardons une captation d’une mise en scène d’Arturo Ui par le Berliner Ensemble.
Cette mise en scène date de 1956 et elle a été tourné en 1974.
Nous espérons avoir plus d’infos sur la méthode Brechtienne, voir des acteurs en distanciations etc… Le jeu est farcesque, les comédiens portent des maquillages de clowns. On pense à Chaplin, aux premiers films burlesques de l’époque et au fameux Karl Valentin (un comédien, célèbre cabaretiste, réalisateur et producteur de cinéma allemand).
Tout est très daté… on ressort de cette projection avec le sentiment que Brecht n’est plus d’actualité, qu’il le fut furieusement à son époque mais qu’aujourd’hui les postiches et le maquillage n’ont plus le même sens.
Ce ne sera qu’à la fin du Labo que l’on comprendra notre erreur…
On tente alors de regarder « La Vie de Galilée » mis en scène à la Comédie Française. Et c’est le même sentiment, tout cela appartient au musée. C’est peut-être très agréable à regarder mais la pertinence, la fougue du projet Brechtien n’existe pas, elle n’a plus de sens. Tout cela devient un peu déprimant. Nous entamons des discussions sur la politique au Théâtre. Qu’est-ce qui est possible aujourd’hui ? Il y a quelque temps, j’ai lu un sociologue qui expliquait qu’aujourd’hui le pouvoir n’avait plus de visage. Contre qui prendre alors position ? Avec quels moyens artistiques ? Et pour qui ? Qui vient aujourd’hui au théâtre ? Qui peut-on informer et convaincre ?
Le didactisme de Brecht existait pour contrer un événement apparent de manière évidente, flagrante dans son histoire. Notre Histoire, notre actualité me parait plus « diluée », sans étiquette ou cible à dénoncer.

Un peu perdu dans ces discussions, nous ne tentons toujours pas le plateau…

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29/04

Lors de nos discussions et avec le matériau amené par les acteurs, nous avons souvent fait référence à Heiner Müller qui a travaillé au Berliner Ensemble et qui a monté Arturo Ui.
Nous regardons la captation de son spectacle, daté de 1995. Nous sommes impatients : qu’a-t-il fait des écriteaux qui dénoncent les méthodes d’Hitler ? Quelle distanciation ? Quelle scénographie ? Karl Valentin ? Hitler ? S’ennuie-t-on ?
C’est une grande bouffée d’oxygène qui nous rappelle que nous sommes bien trop sages.
Müller adapte Brecht à son époque : de la même manière que Brecht utilisait une esthétique empruntée à Chaplin ou au cabaret, Müller joue avec les codes de son époque. Musique rock, scénographie impressionnante et colorée, jeu des acteurs « sportifs », les clowns sont devenus effrayant, les écriteaux ont dégagés… On pense tout de suite au travail de Franck Castorf.
Malgré tout, il reste Brecht : pas de psychologie, chorégraphie/gestus présents, adresse publique directe et surtout, le projet « intelligent » est là.
Müller fait référence à Hitler et à l’époque nazie pour la mettre en paralléle avec la notre. Brecht a écrit à un moment donné de l’Histoire, avec urgence. Cet événement est inscrit dans le temps et Müller joue avec cet événement pour montrer les conséquences d’aujoud’hui. Ce n’est pas un bilan ou un documentaire, mais le constat suivant : Hitler est mort (le Mal) mais la haine et le nazisme ?

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30/04

Finalement, Müller a fait ce que l’on fait toujours : parler d’une œuvre en la regardant avec à la lumière de notre époque.
Qu’est-ce qui fait que cette attitude a été si difficile à avoir ? C’est comme si en enterrant Brecht, on l’avait recouvert d’une théorie si lourde et pesante qu’il est difficile de retrouver l’essentiel.
En relisant certains de ses écrits, on comprend qu’il ne cesse de se battre contre sa réputation. Il ne voulait pas être lu comme un intellectuel, mais il cherchait à renouveler le sens de son art. Brecht ne souhaitait pas voir reproduit les mécanismes classiques de l’acteur, il était contre cette vision de l’acteur qui ne pense pas et exécute. Il recherchait un comédien investit d’autre chose pour défendre un art différent et intelligent.

Nous avons terminé en lisant le témoignage du metteur en scène Matthias Langhoff  qui a travaillé avec Bertolt Brecht : il s’agissait d’un travail classique finalement et toute la théorie était mise de côté au profit d’un travail concret de plateau qui se faisait dans le plaisir. Il y avait certes un grand travail de dramaturgie mais qui disparaissait dès le plateau.
La difficulté que nous avions au début du Labo à définir ce qui est Brechtien vient probablement du fait que sa théorie a été intégrée dans notre théâtre actuel. Nous sommes tous plus ou moins les héritiers de son travail.

Nous sommes alors revenu à cette phrase lu dans les premiers jours : « N’en parlons pas, essayons ! ». C’est peut-être ce que nous aurions dû faire…

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Commentaires des participants

Caroline Berliner

Caroline Berliner a 27 ans, elle est belge, diplômée de l'Insas en interprétation dramatique. Elle a notamment travaillé sous la direction d'Antoine Laubin, Jean-François Noville et Agathe Chion. Elle a été assistante à la mise en scène, avec Sabine Durand et Martine Wijckaert. On pourra bientôt la voir au cinéma dans le film Marieke Marieke!, réalisé par Sophie Schoukens.


«B.B.? Euh... oui je connais, évidemment je connais, non mais tu me prends pour qui, ah oui c'est important, c'est très important, fondamental, tout notre théâtre, je veux dire, aujourd'hui comment faire sans, bien sûr, bien sûr. Le petit organon pour le théâtre? Ben.. oui oui je le l'ai lu, enfin des bouts, enfin on m'en a parlé, plein de fois, vraiment, la distanciation tout ça..., j'ai même essayé un jour, et puis de toutes façons, le socialisme c'est fini, la lutte des classes c'est foutu, même la gauche la droite j'comprends plus ce que ça veut dire, et c'est certainement pas le théâtre qui va y changer quoi que ce soit, et puis cette esthétique ringarde, merci, mais pas pour moi. moi je veux de la sublimation de la poésie des espaces fragmentés putain. Sauf que. Sauf qu'il faut faire un certain effort pour se débarrasser de la poussière et de la crasse. Parce que derrière celles-ci se cache du vivant, du vivant joyeux et torturé, qui, avant tout, désirait une seule chose, rendre au théâtre toute ses grâces. C'était, Monsieur Bertolt, un grand plaisir de vous rencontrer cette semaine. Et merci de nous montrer que nous avons du travail, encore beaucoup de travail. »

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Vincent Hennebicq

Depuis sa sortie du Conservatoire de Liège en 2006, Vincent Hennebicq a travaillé avec M. Simons, J. Delcuvellerie, J. Dandoy, R. Elasri, M. Delaunoy, F. Dussenne, R. Ruell, T. Ostermeier, F. Murgia, C. Struyf et J. Verbist. Actuellement, il cherche de l'argent pour sa première mise en scène ("Parasites" de Von Mayenburg) et il apprend le flamand.

«"La résistible ascension de la production"; On oublie trop vite que comédien est un artisanat comme un autre, et que comme n'importe quel métier il a besoin d'un atelier pour se requestionner, rechercher, se remettre en danger, puisqu'on est évidemment trop souvent happé par les impératifs de production qui prennent un ascendant trop pesant sur les questions artistiques. En cela, les labos Sornintiens sont un luxe, mais un luxe nécessaire car être aux prises avec de telles matières nous replace face à nos responsabilités et nous rend terriblement vivants. Ici, la question de Brecht est abyssale, et pose tout autant de questions à l'acteur qu'à l'être humain simplement désireux de "faire du théâtre"; difficile d'écarter la politique, le projet social, qui sous-tendent les pièces didactiques, et qui, ainsi, conservent un côté moralisateur presque insupportable. Comme si ce n'était simplement plus possible aujourd'hui. Et malgré tout comment ne pas être attiré par la vision d'un monde plus "amical", etc... Ce n'est qu'après plusieurs jours que Heiner Müller a pu nous réconcilier grâce notamment à la vision de son Arturo Ui en 1995. Müller "utilise" Brecht comme un matériau de théâtre et joue avec les codes proposés par celui ci. C'est impressionnant ! Et terriblement vivant ! Tout comme nous l'avions éprouvé durant ces quelques jours à travers nos débats, nos remises en questions, nos problèmes, nos désaccords, nos vertiges, Müller place les conflits à l'intérieur des corps, et pose l'individu au centre, ce qui rend le tout bien actuel et puissant. Bref, c'était en quelque sorte un peu tard de constater que "ne pas critiquer Brecht, c'est le trahir" (Müller) - car dès lors nous aurions peut-être pu expérimenter directement sur le plateau -  mais néanmoins je crois que le demi-milliard de questions que cet atelier a soulevé continueront à nous hanter, et nous accompagneront dans nos projets futurs. Bref, c'était un moment privilégié et précieux. Et Bertolt dans tout ça ? Mmmh...eh bien, il prenait des douches après chaque relation sexuelle (qui étaient chez lui fréquentes) et il prenait pour chaque pièce environ cinq mois de répétitions sur le plateau avec ses comédiens. Ca laisse rêveur...»

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Anton Tarradellas

Anton Tarradellas est né à Lausanne en Suisse en 1978. A 21 ans, et après avoir ingurgité beaucoup plus de cafés que de cours intéressants, il lâche l'Université pour entrer au Conservatoire de Lausanne. Il y reste un an, le temps d'arrêter le café, et part à Bruxelles pour étudier à l'INSAS. Trois ans plus tard, une distinction en poche, il n'est plus étudiant et devient comédien. Il a joué depuis dans des spectacles de Vincent Sornaga, Isabelle Pousseur, Nathalie Mauger et Julie Annen avec qui il a également fondé PAN! (la compagnie). En 2009, il a réalisé un premier film documentaire intitulé Les Tilleuls, en co-production avec le Centre pour l'Audiovisuel à Bruxelles. Mais tout ça, il l'oublie quand il joue avec ses deux fils, Elio, qui a 5 ans, et Noé, qui aura bientôt 2 ans.

«S'attaquer à BB (le germanique dramaturgique et non l'ex-godardienne sur la plage abandonnée) en tant que comédien qui veut réfléchir comme un comédien: ça relève du domaine de la psychiatrie. Cette semaine de laboratoire m'en a fournit la preuve. L'erreur, s'il y en eut une, était peut-être de réfléchir en comédien. Parce que bien sûr, un comédien ne réfléchit pas, il joue. Merde. Et pourtant Brecht semblait nous dire , par ces essais théoriques, que l'acteur doit connaître le monde, le penser et le restituer (c'est un raccourci ). Alors que faire? Notre courageux laborantin en chef avait en plus enfoncé le clou: notre labo devait être une rencontre entre acteur qui se demandent (et, éventuellement, agissent en conséquence): comment qu'on joue? On n'était pas venu pour rien, alors on à réfléchi. Et lu. Et visionné. Et on s'est perdu. En tout cas moi, j'ai le sentiment qu'on s'est perdu. Alors que les jours passaient et que nous accumulions les données sur la chose brechtienne, nous nous en éloignions et je voyais quand à moi Athuro Ui devenir un fantôme poussiéreux à laisser dans son placard. Pourtant, en relisant distraitement certaines scènes, je me sentais l'envie de les jouer, de m'amuser avec cette pièce. Mais l'ombre d'un grassouillet à lunettes rondes fumant le cigare s'invitait à la table et semblait nous tétaniser. Peut-être même que BB se foutait de nous. Alors que nous en étions au plus bas (Baptiste voulait vivre en distanciation permanente, Vincent épouser la Weigel post-mortem, Caroline Berliner Ensemble, et moi, et bien moi, je...voulais vivre en RDA), le jeu nous a sauvé! C'était le jeu qu'il y avait dans la mise en scène réconcilliante d'Arthuro Ui par Heiner Müller. Nous étions presque devenu brechtien et cette maladie nous avait tétanisé et nous avait fait oublier que Arturo Ui, avant d'être une pièce de Brecht, c'était du théâtre, et que le théâtre appartient à celui qui le joue. Merde! Donc merci Heiner. Quelques jours ont passés maintenant depuis la fin du Labo et je réalise qu'en fait, c'était super bien de se perdre. Parce qu'on s'est perdu ensemble et gaiement. Et c'est tellement rare de pouvoir faire ça. Ce chemin de perdition, s'était le chemin jusqu'à Brecht: de la détestation (comme les nazis qui l'ont poussés à l'exil) à l'idolâtrie (comme au Berliner Museum d'après sa mort) en passant par l'incompréhension. Et à l'arrivée, il y avait juste le Brecht qui s'en fout. Parce qu'il est mort et qu'il faut enterrer ceux qui pensent pour lui. En fait, Brecht était sous nos yeux, parce qu'il est partout dans le théâtre aujourd'hui, et nous étions comme celui qui cherche ses lunettes alors qu'elle sont sur son nez. "Le Brecht que j'aime, disait en substance Heiner Müller, c'est le Brecht cruel". Moi, c'est tout pareil. Alors soyons un peu plus cruel, parce que ça nous obligera sûrement à être plus exigent, y compris sur un plateau. Que chacun choisisse son Bertolt et monte sur scène, il y a du boulot! »

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